JUGER LES AUTRES
Nous avons tendance à juger les autres, à les condamner, comme nous sommes aussi très prompts à nous juger nous-mêmes et à nous condamner.
C’est un mouvement quasi irrépressible qui se traduit par des formules du type : « ce n’est pas bien », « c’est mal», « tu devrais avoir honte ». Ce qui s’appelle moraliser quelqu’un.
Mais qu’est-ce qui autorise le jugement moral ?
Pour juger moralement, il faut nécessairement comparer "ce qui est" avec une représentation de "ce qui devrait être".
Très curieusement, en jugeant moralement, nous croyons assumer une position d’autorité incontestable. Celui qui condamne est souvent sûr de lui, il sait ce qui est bien ou ce qui est mal.
Il est donc toujours surpris quand il est jugé à son tour !
D’une façon générale, nous passons notre temps à juger les autres, mais nous avons horreur d’être jugé.
Nous avons tous un jour ou l’autre reçu ce conseil de ne pas juger, surtout quand on ne connaît pas.
Nous savons ce que représentent les préjugés, quels torts ils peuvent causer et nous devrions tout de même savoir nous en prémunir.
La violence morale s’exprime souvent dans des mots durs qui ne sont que la traduction de jugement moraux.
Le fond du problème, radicalement, c’est surtout de savoir si cela a vraiment un sens de juger moralement ce qui est.
Dans quelle mesure un jugement moral peut-il être fondé en réalité ?
Comment savons nous qu’une chose est « bonne » ou « mauvaise » ?
Le bien et le mal existe-t-il vraiment dans les choses que nous puissions nous sentir autorisé de déclarer que ceci ou cela est bien ou mal ?
Je vous laisse y réféchir.
J'vous ramène ?